![]() |
![]() |
||
En venant de Sens, au fil de l'Yonne, on arrive très vite à Joigny que seuls trente kilomètres séparent de Sens. |
|||
|
|||
Ces premières
murailles étaient percées d'une seule porte, la porte Saint-Jean, qui
est des plus simples. Un siècle plus tard, une cité étant née autour du
château, on éleva une enceinte nouvelle qui s'ouvrait par trois portes
et, au cours du XIIIème siècle, de nouvelles murailles vinrent encercler
le quariter de Saint-Thibault où s'étaient installés paysans et vignerons.
Cette fois, quatre portes, situées aux quatre points cardinaux,
les portes du Pont, Percil, du Bois et Saint-Jacques, donnaient accès
à la ville. Seule la Porte du Bois, solide et trapue, est toujours debout. |
|||
Depuis lors,
la ville millénaire n'a guère changé de caractère et le tracé de ses rues
et de ses venelles, qui montent vers le château et tournent autour de
la colline, est à peu près le même. Dès l'arrivée,
la ville séduit, avec tous ses toits bruns serrés les uns contre les autres
et, très haut, s'étalant au soleil, les vignes de la Côte Saint-Jacques,
dont le vin gris aujourd'hui encore apprécié des connaisseurs, abreuvait
hier les rois de France. |
|||
Après avoir
franchi le beau pont de pierre du XVIIIème siècle, on découvre, avec soulagement,
de vastes parkings, au bord de l'Yonne. Car on comprend tout de suite
qu'ici, il faut se promener à pied. Monter, redescendre,
monter encore, gravir des escaliers, traverser des venelles parfois si
étroites que c'est à peine si une brouette pouvait y passer, le plaisir
est à ce prix. |
|||
C'est ainsi
qu'allant de placette en ruelle, de passage en place plus bourgeoise,
chemin faisant, on découvre, sur la façade des nombreuses maisons à colombage
et pans de bois, des piliers naïvement sculptés.
|
|||
Mais d'autres
trésors sont à venir, L'église Saint-Thibault (1529), avec sa très belle
statue équestre de Saint-Thibault au dessus de portail nord et, à l'intérieur,
la ravissante statue qu'est la Vierge au Sourire ; l'église Saint-Jean,
qui fut la chapelle castrale et dont la voûte est un pur chef-d'oeuvre. |
|||
| Nous
sommes au sommet de la ville ; du château reconstruit à la Renaissance
ne demeure qu'une aile dont la façade est de fort belle allure.
La visite s'achève ; on peut regagner
l'Yonne, soit en traversant une fois encore la cité, soit en longeant
la rue ou chemin de la Guimbarde, ce qu'il reste des remparts élevés entre
les XIIème et XIIIème sicèles sans oublier le vieux quartier de Saint
André.
Pour en savoir plus :
|
|||