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| S'il est une ville, en Bourgogne, dont le charme peut s'exprimer dans l'harmonie des deux couleurs, c'est bien Beaune.L'or et le rubis sont les teintes chatoyantes des grands vins de Bourgogne, dont elle est la capitale incontestée. Ces mêmes teintes se retrouvent dans les toitures de l'Hôtel-Dieu, véritable palais des pauvres, l'exemple le plus éloquent de cet art flamand et flamboyant qui devint bourguignon en pleins tourments de la guerre de Cent ans. L'or et le rubis dominent aussi de leur éclat le retable du Jugement dernier, de Roger Van der Weyden, le plus grandiose des innombrables trésors que renferme cette institution charitable. Ils étincellent tout au long de la série de tapisseries relatant la vie de la Vierge, à l'église Notre-Dame, tissées à Tournai vers 1500.A Beaune, la contemplation des monuments et des oeuvres se double, pour l'amateur de vin, de la découverte d'innombrables plaisirs du palais, au fil des caves voûtées qui s'étirent sous la ville sertie, tel un bijou, dans l'anneau de ses murailles médiévales. |
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L'HOTEL-DIEU Les toitures aux vives couleurs de l'Hôtel-Dieu
de Beaune ont partout représenté la Bourgogne. Ce monument, construit
au temps où le pouvoir du duc s'étendait à la Flandre et aux Pays-Bas,
a bénéficié d'un luxe de moyens. Architecture et décoration doivent beaucoup
aux artistes flamands fréquentant la cour de Bourgogne. C'est un ensemble
unique d'architecture civile médiévale, respecté et entretenu avec soin
au cours des âges.
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Photo Alain DOIRE/C.R.T. Bourgogne |
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| L'ancien
hôtel des Ducs de Bourgogne (XIVe - XVIe siècles), voisin de la collégiale,
abrite le musée du Vin de Bourgogne. Conçu dès 1946 comme
un précurseur des économusées, il raconte l'histoire de la vigne et du
vin depuis l'Antiquité, la vie traditionnelle des vignerons bourguignons
ainsi que les arts et la symbolique liés au vin. L'ancienne cuverie, qui
abrite une série remarquable de pressoirs de différents types, rappelle
le rôle que jouait ce lieu comme centre d'exploitation des vignes ducales
à la fin du Moyen-Age.Autour de ces monuments célèbres, s'étend le lacis
des ruelles du vieux Beaune, qui mérite que l'on s'y attarde, qu'on y
musarde... et qui réserve d'autres découvertes. Prise dans la ceinture
des remparts, la masse imposante de la Porte Marie de Bourgogne
abrite depuis 2002 le Musée des Beaux-Arts dont
les collections (sculptures, peintures et dessins) s'échelonnent
du XVIe au XXe siècle. La peinture flamande et hollandaise du XVIe
et XVIIe siècle ainsi qu'une belle collection de peintures de Félix
Ziem (1821-1911), précurseur des impressionnistes né à
Beaune, fasciné par Venise et sa lumière, en sont les points
forts. La Porte Marie de Bourgogne accueille également des expositions
temporaires d'envergure internationale. A côté de l'Hôtel de Ville, installé
dans l'ancien couvent des Ursulines (XVIIe s.), on trouve le musée
Marey, dédié à Etienne-Jules Marey, l'inventeur de la Chronophotographie,
précurseur du cinéma, ainsi que, un peu plus loin, l'hospice de la Charité
(XVIIe - XVIIIe siècles). Mais une visite de Beaune ne saurait être complète
sans une découverte de ses caves, souvent impressionnantes, car les maisons
de vins de la ville ont su racheter nombre d'anciens couvents et étendre,
sous la vieille ville, tout un dédale de galeries abritant des millions
et des millions de trésors liquides... Pour en savoir plus : Découvrez le Pass Beaune à la carte, une formule pratique, un prix malin. En vente à l'Office de Tourisme de Beaune. |
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